L'  écho 

Chaque texte, chaque récit rassemblé au fil des lectures témoignent de nos passions et de nos réflexions.

Laissez-vous inspirer 

Tracks / Words / Patti Smith & Rimbaud — 2 Burning Souls
New York, 1975. Charleville, 1871. Same fire.
Patti Smith
Patti Smith
Bleecker St., New York
c. 1975

À seize ans, Patti Smith tombe sur un recueil de Rimbaud dans une pile de livres de poche d’occasion. “Le langage m’a totalement séduite. Je suis tombée amoureuse.” Pas d’une œuvre. D’un homme mort depuis soixante-dix ans.

Elle apprend le français pour le lire dans le texte. Elle crie “Go Rimbaud !” sur scène au CBGB. Elle écrit dans Just Kids que lire sa poésie était “le meilleur sexe qu’elle ait jamais eu.”

At sixteen, Patti Smith stumbles on a Rimbaud paperback in a pile of second-hand books. “The language totally seduced me. I fell in love.” Not with a work. With a man dead for seventy years.

She learns French to read him in the original. She screams “Go Rimbaud!” on stage at CBGB. She writes in Just Kids that reading his poetry was “the best sex she ever had.”

Rimbaud punk CBGB
Arthur Rimbaud
CBGB, New York
1875 — imagine
A century earlier, a kid from Charleville was writing poems that would drive mad those who read them — Le Bateau ivre, A Season in Hell, the Illuminations. At twenty, it’s all been said. He leaves.
Patti Smith reads Rimbaud — Louisiana Museum of Modern Art, Denmark, 2012 ▶

Arthur Rimbaud — Sensations

Par les soirs bleus d’été, j’irai dans les sentiers,
Picoté par les blés, fouler l’herbe menue :
Rêveur, j’en sentirai la fraîcheur à mes pieds.
Je laisserai le vent baigner ma tête nue.

Je ne parlerai pas, je ne penserai rien :
Mais l’amour infini me montera dans l’âme,
Et j’irai loin, bien loin, comme un bohémien,
Par la Nature — heureux comme avec une femme.

 

 

Rimbaud écrit Sensation très jeune. Le poème imagine une marche d’été dans la nature, sans paroles ni pensées, où seules comptent les sensations : le vent, l’herbe, la lumière.

Cette liberté simple explique pourquoi Rimbaud a inspiré de nombreux artistes rock. Patti Smith, grande admiratrice du poète, disait garder sa photo sur elle dans les années 1970 et voyait en lui une figure presque punk : jeune, rebelle et en quête de liberté.

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Tracks / Places / Mont-de-Marsan - 1977, Punk World's Capital 

Or how a small south-west France town beat London without even trying

Meanwhile on French Television...

Famous sports journalist at Antenne 2, so perfectly equipped for the occasion — arrives microphone in hand, dispatched to hostile territory. What follows is wildlife documentary, not music journalism: safety pins, outfits, astonishment. The music? Barely mentioned. French TV and rock'n'roll — a love story that never quite got off the ground.

Il fallait oser. Pas le genre d'audace qui consiste à monter sur scène avec une guitare et trois accords — n'importe quel punk pouvait faire ça. Non, il fallait oser choisir Mont-de-Marsan comme capitale du mouvement. Une ville des Landes, connue pour ses arènes et son festival de la Madeleine. Pas exactement le berceau qu'on aurait imaginé pour la révolution du rock.

Et pourtant. En août 1976, Marc Zermati — patron de Skydog Records — organise dans les arènes du Plumaçon le tout premier festival punk d'Europe. Un mois avant le 100 Club de Londres. Le préfet et le maire désapprouvent bruyamment. Les 1 500 curieux qui débarquent les ignorent avec une courtoisie exemplaire. Aucun incident à signaler — ce qui, à bien y réfléchir, est peut-être la chose la plus punk de toute cette histoire.

L'édition 1977 confirme que ce n'était pas un accident : 4 000 spectateurs venus de Londres, Madrid, Genève et du fin fond de l'Aquitaine. The Clash en tête d'affiche avec leur premier album tout juste sorti chez CBS. The Damned. The Police.

 

It took nerve. Not the kind of nerve it takes to get on stage with a guitar and three chords — any punk could manage that. No, it took the nerve to pick Mont-de-Marsan as the movement's capital. A town in the Landes, known for its bullring and its Madeleine festival. Not exactly the cradle you'd have imagined for rock's revolution.

And yet. In August 1976, Marc Zermati — head of Skydog Records — organised in the Arènes du Plumaçon the very first punk festival in Europe. A month before the 100 Club in London. The prefect and the mayor voiced loud disapproval. The 1,500 curious souls who turned up ignored them with great courtesy. No incidents to report — which, when you think about it, is perhaps the most punk thing about the whole story.

The 1977 edition confirmed it was no accident: 4,000 spectators down from London, Madrid, Geneva and the deepest Aquitaine. The Clash headlining with their debut album fresh out on CBS. The Damned. The Police

 

Raw footage, no filter — Mont-de-Marsan, August 1977

The Clash - 37 min

The Damned - 27 min 

The Boys - 6 Min

The Clash - 3 Min